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Publié le: 15/06/2017

Le transfrontalier et les relations internationales

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La coopération transfrontalière


Département à forte identité frontalière, le Bas-Rhin participe activement à la concertation institutionnelle franco-germano-suisse au sein des instances (Conférence du Rhin Supérieur et Conseil Rhénan notamment) qui soutiennent et promeuvent la coopération transfrontalière entre les collectivités et les citoyens dans l’espace du Rhin Supérieur.
Il apporte également son soutien aux structures locales de coopération qui accompagnent les Bas-Rhinois sur les problématiques transfrontalières qu’ils rencontrent au quotidien (Infobest Kehl/Strasbourg, Eurodisctrict et Infobest Pamina à Lauterbourg, Vis-à-Vis, Euro-Institut). Il contribue ainsi au renforcement de la citoyenneté transfrontalière et européenne.

Retraite, chômage, impôts, santé… en Allemagne : de nombreux Bas- Rhinois sont concernés. En accompagnant les usagers sur ces questions, les Infobest ont un seul but : faciliter leurs démarches. Dans le bureau de Kehl, les 4 Infobest alsaciens, les chargés de mission, agents du Département, ont répondu avec ses collègues en français et en allemand à 5 400 demandes en 2016.

Le Département du Bas-Rhin, est allé en 2016 plus loin dans la coopération transfrontalière au travers d’un partenariat avec l’Ortenaukreis, son voisin d’outre- Rhin : protection de l’enfance, stages professionnels, santé publique, accès à l'emploi Outre-Rhin : ces sujets seront désormais traités en commun.


Evènements marquants en 2016

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  • Transformation de l’Eurodisctrict PAMINA en GECT (groupement européen de coopération territoriale) pour une meilleure visibilité européenne et une plus grande facilité d’action.
  • Présidence française à compter de janvier 2017, assurée par un Vice-Président du Département du Bas-Rhin.
  • Conclusion d’un accord de coopération avec l’Ortenaukreis pour développer les échanges concrets autour des sujets d’intérêt commun aux deux collectivités (coopérations en matière de protection de l’enfance, de prévention sanitaire, de jeunesse, d’emploi et de mobilité). Les deux collectivités se sont positionnées par exemple comme facilitatrices  pour l’émergence du projet de ligne de bus Erstein-Lahr.
  • Poursuite de l’organisation des permanences retraite en faveur des anciens travailleurs frontaliers confrontés à l’imposition par l’Allemagne de leurs retraites.
  • Promotion de la Véloroute du vignoble, à l’échelle européenne, grâce à un projet européen autour de l’EuroVélo 5.
  • Organisation d’une table-ronde « Une Europe solidaire, un emploi pour tous », dans le cadre des Rendez-vous européens de Strasbourg, en novembre 2016.
  • Dans le domaine de la coopération décentralisée Nord-Sud, le Département a poursuivi ses actions de développement à Madagascar, notamment le soutien à la lecture publique.


L’Europe au service de l’insertion

 
Pour la période 2015-2020, le Département dispose de 24 Millions d’euros du Fonds Social Européen (FSE). Objectif : accompagner 20 000 personnes en situation de précarité vers l’emploi.
C’est en partie ainsi que sont financées les actions des structures d’insertion présentées ci-après : ARSEA, équipe emploi du Département, Epiceries sociales.

Appels à projet 2016 du FSE : 59 réponses

C’est nettement plus que les années précédentes et surtout certaines sont très nouvelles :

  • l’association « JEEP », pour le développement de chantiers éducatifs dédiés aux jeunes,
  • l’ARSEA, dans le cadre du volet accompagnement social de l’accompagnement global de Pôle Emploi,
  • la Chambre de Métiers d’Alsace, pour l’accompagnement d’allocataires du RSA travailleurs indépendants exerçant en qualité d’artisans,
  • GALA pour l’accompagnement en hébergement d’urgence,
  • la Mission Locale Nord (Territoire Nord), pour un accompagnement à l’obtention du permis de conduire B.

« Sans les fonds sociaux européens gérés par le Département, nous n’aurions pas pu monter une telle action »

L’association régionale pour la sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence (ARSEA) qui a été  créée en 1946, intervient auprès des personnes en difficulté, qu’elles soient jeunes, souffrant de problèmes sociaux ou qu’elles soient des personnes en situation de handicap. Six travailleurs sociaux diplômés ont pu être embauchés en CDI par l’ARSEA pour accompagner vers l’emploi 600 personnes en situation de précarité, grâce à ces fonds européens. Pour certains Bas-Rhinois proches du monde du travail, il s’agit de les aider à lever certains freins qui les empêchent de pouvoir accepter des offres fermes proposées par Pôle emploi. Pour d’autres, plus en difficulté, l’objectif est de les orienter vers des formations, des chantiers d’insertion… 151 000 euros de fonds sociaux européens ont été alloués à cette action, retenue dans le cadre d’appel à projets du Département.

Autre action financée : la colocation coachée pour les jeunes en situation de précarité.

« L’ARSEA loue des appartements, les jeunes sont en sous-location, ils ont un projet professionnel et ont un référent-coach », explique la chef de service éducatif. Jusqu’à présent, 1 référent à mi-temps gérait 20 jeunes ; avec 30 000 euros de fonds sociaux européens, un équivalent temps plein prendra en charge 40 jeunes, et le dispositif s’étend de Sélestat jusqu’à Erstein, Molsheim et Obernai.


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