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Publié le: 29/10/2018

Pour l’action sociale de proximité

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Pour l’action sociale de proximité


L’action sociale de proximité constitue une véritable politique publique à part entière qui s’est traduite par la structuration d’une Mission dédiée, dans les services départementaux fin 2015.
Quand on est face à une difficulté sociale à régler, c’est souvent très compliqué de s’y retrouver. Trouver la personne à qui parler, qui peut informer, celle qui peut orienter de manière adéquate en connaissance des métiers du social, de la règlementation, des dispositifs et du tissu local, est l’acte fondateur de la mise en œuvre de l’action sociale de proximité.

Qu’il débouche sur une information, une orientation vers un partenaire ou un travailleur médico-social d’une Unité Territoriale d’Action Médico-Sociale, la mobilisation d’un dispositif ou d’une prestation, l’accueil de proximité est essentiel et constitue le premier niveau de la réponse qui peut être apportée aux Bas-Rhinois dans le domaine social.
En 2016, ce sont 40 000 Bas-Rhinois qui ont été accueillis dans plus de 100 sites sur le territoire départemental dont 17 sur le périmètre de la ville de Strasbourg

Avec les travailleurs de l’ombre




On n’a jamais eu autant besoin d’eux et pourtant on les connaît mal. À quoi servent les travailleurs sociaux du Département ? Comment travaillent-ils ? Quels publics rencontrent-ils ?

Problèmes de logement, de gestion du budget familial, de santé, d’addictions, difficultés à élever les enfants… les travailleurs sociaux sont de plus en plus sollicités. Il s’agit d’accompagner les personnes en situation de fragilité, de leur permettre d’accéder à leurs droits, de faciliter leur inclusion sociale, de les responsabiliser plutôt que de les assister.
Derrière chaque situation, il y a une histoire révélatrice d’une accumulation de difficultés, de fêlures, de crises : « J’écoute, je comprends, je réfléchis avec les personnes pour tenter de trouver des solutions, explique un assistant social. Notre spécialité, c’est la polyvalence. » « Ici ce n’est pas d’abord le formulaire administratif : on commence par écouter la souffrance des gens, complète une de ses collègues. J’organise avec eux les priorités ; avant de prendre des mesures concrètes, il faut que les gens soient d’accord. En travaillant sur le budget familial, je fais aussi de la protection de l’enfance. »

Accueil puis intervention

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Au-delà de ce premier travail d’accueil, de dialogue et d’accompagnement, les « spécialistes » peuvent faire une première évaluation de la situation et, le cas échéant proposer un plan d’action favorisant chaque fois que c’est possible, l’autonomie et la responsabilisation. Ainsi, une conseillère en économie sociale et familiale aide des familles à mieux gérer leur budget, à trouver des solutions pour payer le loyer ou les factures d’énergie, une puéricultrice, qui intervient toujours sous la responsabilité du médecin, reçoit les enfants de 0 à 6 ans et leur maman : « Je fais aussi des visites à domicile. Je rencontre des mères mineures, des femmes présentant des addictions. Je leur parle de l’alimentation, du sommeil de l’enfant, de chamboulement du couple, de modes de garde. Je détecte les problèmes de vision, de langage, de surpoids, les difficultés éducatives… », « En fait, nous réalisons un vrai travail d’équipe, résume une travailleuse sociale de Barr. Ça commence par les secrétaires médicosociales, qui établissent le premier diagnostic, cernent les besoins et les demandes des usagers, avant de les orienter vers l’assistante sociale.
C’est un travail de fourmi. Le travailleur social, c’est le médecin généraliste de l’action sociale. » Et qui dit aide sociale n’empêche ni la joie ni le réconfort : « J’organise des ateliers de cuisine, raconte une assistante sociale : les personnes viennent avec des recettes et leur histoire. Ça crée des liens. Ça révèle des compétences. Les personnes savent plein de choses, qu’elles ont oubliées et qu’elles sont fières de redécouvrir. »
La conseillère départementale du canton d’Obernai : « les travailleurs sociaux interviennent très en amont. On n’en parle jamais. Le Département se mobilise au quotidien pour les familles et les personnes en difficulté ».

La mise en place d’E parcours



Depuis juin 2016, l’ensemble des professionnels de l’action sociale de proximité utilise un nouveau logiciel métier qui a pour finalités :
  • d’assurer aux personnes accompagnées d'une intervention coordonnée et continue quel que soit son lieu de résidence dans le département et quel que soit le professionnel qui l’accompagne
  • d’améliorer la connaissance des publics usagers des services médico-sociaux territorialisés  et ainsi, adapter les réponses et les actions des services départementaux
  • et de contribuer à l'évaluation et aux évolutions des politiques médico-sociales du Département


Les actions conduites pour la prévention de la radicalisation


Le Département s’engage fortement dans la prévention des phénomènes de radicalisation aux côtés des partenaires locaux ainsi qu’en développant une politique volontariste de formation de ses agents. Ainsi, il a conclu en juillet 2016 un protocole opérationnel relatif à la prévention, à la lutte contre les risques de radicalisation des jeunes et l’accompagnement des familles, avec la préfecture, le ministère de la justice, s’engageant en particulier sur la mission de protection de l’enfance.
Afin d’accompagner cet engagement, il apparait primordial de former les agents en charge des missions concourant à la protection de l’enfance sur les phénomènes de radicalisation : les travailleurs médico-sociaux de terrain, en charge de la prévention, les travailleurs sociaux du Service de Protection de l’Enfance en charge de la protection. Ceci, afin qu’ils soient opérationnels dans le repérage et l’accompagnement des situations.

L’organisation des Assises des solidarités à Haguenau le 10 novembre réunissant les acteurs médico-sociaux



Mieux se connaître, dresser un état des lieux et envisager des pistes d’amélioration, tels étaient les objectifs de ces assises. Au total, plus de 60 acteurs de 25 institutions et associations locales différentes ont animé ces ateliers de présentation et d’échanges auprès de 250 participants.

Initiées par la Ville de Haguenau, et co-organisées avec le Centre Hospitalier de Haguenau et le Département du Bas-Rhin, ces Assises constituent la première étape d’une démarche à plus long terme autour de préoccupations communes :
  • une meilleure prise en charge des personnes en situation de précarité ;
  • une connaissance des dispositifs et des missions des différents partenaires institutionnels et associatifs ;
  • un partage des savoir-faire ;
  • la réalisation d’un état des lieux ;
  • la définition d’axes d’amélioration.

Les actions pour la santé publique conduites en 2016


Création d’une équipe mobile départementale santé-précarité

Son but est de faire face aux lourdes problématiques de santé qui émergent de plus en plus fortement sur les territoires. Cette équipe a pour mission d’aider les personnes à construire un parcours de soin, d’initier et d’organiser des actions collectives (éduction à la santé, obésité, équilibre alimentaire...) et d’apporter des conseils aux intervenants sociaux.

Le Département a conclu des Contrats Locaux de Santé avec l’Eurométropole et la Ville de Strasbourg, en lien avec les partenaires que sont l’Agence Régionale de la Santé, la CAF, le régime local, la CPAM, la Mutualité…

Parmi les priorités :

1. Améliorer la prévention et la participation aux dépistages organisés des cancers
2. Prévenir et réduire les conduites à risques
3. Améliorer l’offre de soins de premier recours, l’accès aux droits et aux soins des personnes les plus vulnérables
4. Renforcer les actions « nutrition » (équilibre alimentaire et activité physique) pour diminuer le surpoids chez les enfants
5. Améliorer le parcours des personnes âgées isolées et en perte d’autonomie
6. Favoriser l’intégration dans la Cité des personnes atteintes de troubles de santé mentale
7. Améliorer la santé environnementale
8. Améliorer l’observation de la santé

Parmi les actions phares qui sont portées par la Ville de Strasbourg et le Département :

  • la pérennisation de l'expérimentation "Sport-santé sur ordonnance" qui consiste à favoriser la pratique d'une activité physique régulière et modérée chez les personnes atteintes d'une maladie chronique par une prescription médicale. A ce jour, plus de 900 Strasbourgeois ont bénéficié de l'action depuis son lancement, et plus de 170 médecins l'ont prescrite au moins une fois.
  • le développement du dispositif PRECCOSS de prise en charge des enfants en surpoids à Strasbourg qui accompagne individuellement et collectivement les enfants en surpoids âgés de 3 à 12 ans et leur famille. Le dispositif prévoit courant 2016 une extension de la prise en charge à l'ensemble de la ville de Strasbourg, jusqu'alors expérimentée au Neuhof, à Hautepierre et à la Cité de l'Ill. En 2017, PRECCOSS sera proposé aux adolescents et jeunes adultes de 12 à 18 ans.
  • la création d'une quatrième Maison Urbaine de Santé, à Kœnigshoffen (Strasbourg). La Maison Urbaine de Santé est une déclinaison locale des maisons de santé pluridisciplinaires. Ce concept, en accord avec les professionnels de santé libéraux volontaires, renforce l'offre de santé primaire au plus près des  habitants (avec des microstructures médicales, des Points accueils écoute jeunes (PAEJ), des consultations de tabacologues, des actions de promotion de la santé, …).
  • l'interdiction de la consommation de tabac dans les 80 aires de jeux de Strasbourg. Après une 1ère phase d'expérimentation en 2014 dans 3 parcs de la ville, le travail s'est poursuivi sur l'ensemble des aires de jeux de la Ville. Elle sera l'occasion de nouvelles actions de sensibilisation.   • l'accompagnement de l'ouverture d'une Salle de Consommation à moindres Risques. Elle a pour objectif de réduire la mortalité, les contaminations, l'exclusion sociale des usagers de drogues ne fréquentant pas les dispositifs de réduction des risques et de soins. Ce dispositif s'inscrit dans une politique globale de réduction des risques.

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